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Fédération Française des Apiculteurs Professionnels

Le voeu adopté par le Conseil Régional de Midi Pyrénées

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Assemblée plénière du 18 décembre 2014

Vœu déposé par les groupes Europe Ecologie, Parti Socialiste et Républicain,

Groupe des Radicaux de Gauche, Front de Gauche

Pour un moratoire sur les molécules nocives aux pollinisateurs


Le Président de la République s'est engagé le 27 novembre 2014, à l'occasion de son discours pour l'ouverture de la troisième conférence environnementale, à porter le dossier de l’utilisation des pesticides au niveau communautaire, citant notamment la question des pollinisateurs et des néonicotinoïdes. Le gouvernement a saisi la Commission européenne pour réévaluer les risques liés à l’utilisation non plus de 3, mais des 5 familles de néonicotinoïdes, au regard des critères des risques sur la santé humaine, animale, et sur l’environnement.

L’affaiblissement des colonies et les pertes de productions sont récurrents depuis de nombreuses années et l’hiver dernier, de nombreux apiculteurs ont constaté des mortalités massives de leurs ruches dans les montagnes de notre région, à proximité des zones d’élevage. Cette situation est préoccupante, tant au niveau de l’économie de la filière apicole (près de 300 exploitants), que de la menace qu’elle fait peser sur tout l’écosystème de Midi Pyrénées et sur la santé de ses habitants.

 

Sans attendre que cette question soit réglée par l’UE,  des parlementaires de différents groupes politiques portent une proposition de résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l'environnement et de la santé et proposent un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes.

Les élu-e-s du Conseil Régional de Midi Pyrénées, réuni-e-s en assemblée plénière, demandent donc au gouvernement :

- un moratoire national sur l’utilisation des néonicotinoïdes,

- d’obtenir une évaluation scientifique exhaustive et globale par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), de la combinaison de l’usage de néonicotinoïdes, et des incidences sur le fonctionnement des écosystèmes,

- en regard de législation européenne, d’intervenir auprès de la Commission européenne pour accélérer la recherche de produits alternatifs à l’échelle européenne.

 

 

 

Les élu-e-s du Conseil Régional de Midi Pyrénées, réuni-e-s en assemblée plénière, ont voté ce vœu à l’unanimité.

 

 

 

Solidarité avec les apiculteurs pyrénéens

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Solidarité avec les apiculteurs pyrénéens

Appel aux dons !

 

L'hiver dernier nos collègues du Sud Ouest ont assisté impuissants à une hécatombe dans leurs ruchers. Dans les départements des Hautes Pyrénées, Pyrénées Orientales, Haute Garonne et Ariège, les ruches installées dans les zones d’élevage se sont vues mourir à petit feu !

Aujourd’hui le constat est macabre, plus de 5 000 colonies sont mortes sans que la cause ne soit encore « officiellement » identifiée. Le sera-t-elle jamais ?

Combien d’entre vous ont perdu des ruches par intoxication sans que jamais l’Etat ne prenne ses responsabilités et ne reconnaisse le ou les coupables ? Et nous laissant seuls et démunis face à l’insurmontable remise à niveau de notre cheptel, quand tant de ruches sont perdues ou très affaiblies.

Sans moyens de production, incapables de produire du miel, nos collègues se retrouvent anéantis et dans l’impossibilité de vivre de leur métier.

 

En fin d’hiver les représentants de l’état, comme « Monsieur abeille » Gerster et le Sénateur Fauconnier sont venus en Ariège rencontrer nos collègues touchés par cette hécatombe, ont promis aides et enquêtes sur le terrain pour identifier les causes de cette catastrophe.

Ce n’est que début juillet que des propositions d’aides dérisoires sont parvenues aux apiculteurs ; en aucune manière elles ne les aideront à se relever de cette situation catastrophique.

Devant ce déni de l’Etat, de son inaction et de ses mensonges, la FFAP a fait la proposition de venir en aide aux collègues du Sud Ouest.

La FFAP a donc décidé de proposer une action syndicale de solidarité : organiser une collecte d’essaims puis une transhumance de soutien que nous devrons largement médiatiser, afin de sensibiliser nos concitoyens et nos élus.

Il s'agira de montrer qu'en dépit d'un contexte très difficile, les apiculteurs ne baissent pas les bras et qu'ils ne cesseront de dénoncer les carences et l'aveuglement de l'Etat.

C’est dans ces modes d’actions que la FFAP s’est créée, un syndicat solidaire, afin qu’ensemble nous puissions faire changer les choses.

 

Nous savons bien que cette saison, comme les dernières ,sont dures à vivre pour tout le monde, mais nous en appelons à votre solidarité et générosité.

Faites nous votre promesse de don ! Chacun doit faire en fonction de ce qu’il veut et de ce qu’il peut. Chaque promesse compte et chaque essaim aussi. Ne laissons pas nos collègues disparaître dans l'anonymat . Dénonçons l’abandon de l’Etat !

 

Dans un 1er temps, nous avons besoin de savoir sur combien d’essaims (colonies prêtes à hiverner) nous pourrons compter au sein de notre syndicat.

Ensuite, suivant les réseaux de chacun, nous pourrons élargir l'appel à tous les apiculteurs se sentant concernés ou autres.

Nous organiserons la transhumance de ces essaims vers le Sud Ouest début de printemps 2015.

A l'arrivée, suivant le nombre de colonies collectées, 2 options possibles : distribution directe à des apiculteurs parmi les plus touchés, ou création d'un rucher collectif qui ferait fonction de « banque à essaims » ; à discuter et organiser avec les collectifs d'apiculteurs locaux.

 

Nous en avons plus qu’assez de ces gouvernements successifs qui soutiennent et imposent des pratiques agricoles qui déciment nos ruchers !

Prenons-nous en main et ne nous laissons pas abattre!

 

Merci pour eux et pour l’abeille.

 

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Dernières infos :

Lors d'une conférence de presse organisée le 7 août, le collectif des apiculteurs des Pyrénées Orientales a présenté les résultats d'analyses d'une vingtaine de prélèvements effectués dans les ruchers de leur département (1300 ruches mortes déclarées).

Ces analyses réalisées par le CNRS de Lyon ont révélé la présence de pesticides dans 81 % des échantillons. (liste des molécules trouvées en pièce jointe)

A noter, la présence de triphénylphosphate, molécule « adjuvante » utilisée pour permettre la libération lente des produits de traitement anti-parasitaire (= marqueur de l'utilisation de ce type de produit)

Pour les chercheurs du CNRS, les mortalités d'abeilles sont très probablement dues à l'usage de pesticides ; et plus précisément, d'après M. E. Colin, présent à la conférence de presse, ces résultats laissent penser que la cause des mortalités pourrait être la désinsectisation des bâtiments d'élevage et le déparasitage des troupeaux.

 

 
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